vendredi 27 mars
Moussa Ag Assarid, la fraîcheur du désert

" Voyager, c'est aller de soi à soi en passant par les autres."
Moussa est né nomade, de parents touaregs, dans le nord du Mali entre Tombouctou et Gao, le sable dans les yeux en regardant les étoiles. Suite à sa rencontre exceptionnelle avec "LE PETIT PRINCE" de St Exupéry, il se prend à rêver d'aller à l'école pour apprendre à lire et quitte sa famille nomade pour une école malienne vers l'âge de 13-14 ans. Il passe son bac à Bamako et dans l'espoir de rencontrer St Exupery, il débarque France en août 1999 ou il sera étudiant et fait des petits boulots. Le choc des cultures est trés fort, il note ses mésaventures et ses surprises et en fait un livre "Y a pas d'embouteillage dans le désert", formidable leçon de sagesse touareg, puis un deuxième "Enfants des sables" avec son frère Ibrahim, consacré à leur action de scolarisation des enfants touaregs du désert. Ses livres sont aujourd'hui traduits en Espagnol , Italien et Coréen. Moussa travaille ensuite à RFI, découvre l'Espace des Possibles, fait un peu de cinéma et parcourt la France pour des signatures de ses livres.Il est actuellement en train d'écrire un troisième ouvrage sur l'aventure de la Caravane du Cœur, qu'il a créee..
" Y a pas d'embouteillage dans le désert ! Chroniques d'un Touareg en France" révéle Moussa tel quel, son rêve de rejoindre la France, son accueil à Angers (ville jumelé avec le Mali), ses voyages à travers notre pays " à la bonne franquette " pour s'intégrer en "s'adaptant à la réalité sans jamais renoncer à l'idéal ".
Il relate surtout avec attendrissement et une profonde humanité ses impressions tout autant crues que poétiques sur notre vie occidentale. A mi-parcours entre le carnet de voyage d'un touareg, nomade urbain mais humain, c'est aussi un livre initiatique, très emprunt de descriptions authentiques à la manière de son " père voyageur " Antoine de Saint-Exupéry. Ce livre nous fait réfléchir sur nos besoins fondamentaux et nous ramène délicatement aux valeurs vraies : celles de notre origine, notre terre, notre famille, nos amis.
On y trouve la rencontre des autres, la découverte de la France dans toutes ses dimensions, comme nous ne saurions pas en parler mais qui rends compte à la fois de la distance et de la proximité entre deux mondes tout autant sereins que redoutables. Moussa a une bonne étoile : la lettre que Moussa écrit à son père du TGV obtient le premier prix d'un concours SNCF et va lui permettre de voyager gratuitement en Europe pendant plusieurs mois. Un jour, invité à RFI, il est cette fois de l'autre coté du poste qui le fascinait au point de voir en lui un objet magique, retenant des esprits...Imaginez son émotion ce jour-là , sachant que sa famille nomade est en train de l'écouter en direct là-bas dans le désert inchangé de son enfance..
Depuis sa rencontre fortuite avec le Petit Prince , la belle histoire a produit encore d'autres fruits : Moussa , le berger du désert malien a finalement pu rencontrer des membres de la famille de Saint-Exupéry qui sensibles à ce qu'il est et à sa démarche , lui ont même donné un financement pour l' école du désert.
Le site de Moussa : http://moussa-blog.azawadunion.com/
jeudi 26 mars
Isadora Duncan libère la danse libre
Chorégraphe et danseuse adulée dans le monde entier, Isadora Duncan (San Francisco 1877-Nice 1927) est l'une des grandes pionnières de la danse moderne. Elle fut la première à libérer le corps des danseuses en rejetant pointes et tutus, la première à improviser et à danser jambes nues, imposant ainsi une nouvelle perception du corps et inventant un langage chorégraphique. Toute sa vie fut un combat pour la liberté, la sienne, mais aussi celle des autres. Ses choix de vie audacieux, son destin romanesque et tragique, et son expression artistique révolutionnaire, ont nourri le mythe d'Isadora, première grande star moderne.
Isadora Duncan révolutionna la pratique de la danse par un retour au modèle des figures antiques grecques. Sa grande liberté d'expression privilégie la spontanéité et le naturel, elle jette les premières bases de la danse moderne européenne, qui donne naissance à la danse contemporaine. Influencée par son frère Raymond Duncan, elle marque un retour à l'hellénisme et le culte du corps, elle redonne toute sa place à la beauté, à l'harmonie du corps, ainsi elle danse vétue de voiles.

Isadora Duncan naquit au numéro 55 Geary Street à San Francisco, benjamine d'une famille de 4 enfants.Son père est le banquier Charles Duncan.Mary Dora Gray, sa mère est la benjamine de Thomas Gray, un sénateur californien. Peu après la naissance d'Isadora, son père perdit sa banque et tomba publiquement en disgrâce.
Ses parents divorcentt en 1880 et Dora déménage avec ses enfants à Oakland où elle travaille comme pianiste et professeur de musique. Isadora abandonne rapidement l'ecole.Son caractère indépendant supporte mal le système scolaire. D'autre part, sa famille étant pauvre, elle et sa sœur se mirent rapidement à donner des cours de danse aux enfants du quartier.
En 1895, elle intègre la compagnie de théâtre Augustin Daly à New York mais fut rapidement déçue . En 1899, elle décide d'aller à Londres puis, un an plus tard, à Paris. Là, en deux ans, elle obtint le succès et la notoriété.
L'effervescence de la vie de bohème de Montparnasse ne lui convenait pas. En 1909, elle déménage dans deux grands appartements 5 rue Danton où le rez-de-chaussée lui servait d'appartement tandis que le premier étage faisait office d'école de danse. Pieds nus, vêtue d'écharpes bariolées et de fausses tuniques grecques, elle crée un style primitif basé sur l'improvisation chorégraphique pour aller à l'encontre des styles rigides de l'époque. Elle s' inspire de la mythologie grecque et rejete les pas de ballet traditionnels pour mettre en valeur l'improvisation, l'émotion et la forme humaine.
Pour Isadora,le ballet classique, avec ses règles strictes et ses codifications est « laid et contre nature ». Un nombre important de personnes se rallièrent à sa philosophie, ce qui lui permit d'ouvrir une école et d'y enseigner.
Elle devint si connue qu'elle inspira de nombreux artistes et auteurs (sculptures, bijoux, poésies, romans, photographies, aquarelles, peintures etc); par exemple le personnage d'Élise Angel du roman de John Cowper Powys "After my fashion", danseuse librement inspirée d'Isadora Duncan et qui dans le roman représente l'amante (libre) du héros principal.
Lorsque le théâtre des Champs-Élysées fut construit en 1913, son portrait fut gravé par Antoine Bourdelle dans les bas-reliefs situés au-dessus de l'entrée, et peint par Maurice Denis sur la fresque murale de l'auditorium représentant les neufs muses.
En 1922, afin de montrer son adhésion à l'expérience sociale et politique de la nouvelle Union soviétique, elle décide de s'installer à Moscou. Son personnage sort totalement du cadre de plus en plus austère imposé par le nouveau régime des Soviets après la révolution, mais sa notoriété internationale apporte une attention plus que bienvenue sur le ferment culturel et artistique du nouveau régime. L'incapacité du gouvernement russe à soutenir ses propositions extravagantes combiné aux conditions de vie difficiles du pays l'amenent à retourner à l'Ouest en 1924.
Toute sa carrière durant, Isadora Duncan détesta les aspects commerciaux des performances publiques ; elle voyait les tournées, les contrats, et autres aspects pratiques de son métier comme autant de distractions de sa vraie mission : la création de la beauté et l'éducation des jeunes. Pédagogue extrêmement douée bien que totalement non conventionnelle, elle fut la fondatrice de trois écoles entièrement dédiées à la transmission de sa philosophie à des groupes de jeunes filles (sa tentative d'y inclure des garçons se révéla un véritable échec). La première à Grunewald, en Allemagne, donna naissance à son groupe le plus célèbre d'élèves : les Isadorables, qui prirent son nom et dansèrent avec elle, mais aussi de façon tout à fait indépendante. La deuxième école eut une courte existence avant la Première Guerre mondiale, dans un château situé en dehors de Paris qu'elle transforme en hopital pendant la guerre.La troisième école fit partie des tumultueuses expériences menées par Isadora à Moscou pendant la Révolution russe.

L'enseignement l'épanouit mais elle est souvent en tournée. Sa sœur Elizabeth prenait en charge l'école allemande et l'adapta à la philosophie germanique. Les Isadorables furent imprégnées de l'énergie d'Isadora mais s'opposèrent à elle par leur volonté de danser dans un but commercial. L'une d'entre elles, Lisa Duncan, était constamment punie pour avoir dansé dans des boîtes de nuit. La plus célèbre, Irma Duncan, resta en Union soviétique après le départ d'Isadora et s'occupa de faire marcher l'école de Moscou, provoquant souvent l'ire d'Isadora en autorisant les élèves à se produire de façon trop commerciale à son goût.
Sa vie privée, tout comme sa vie professionnelle, fait fi des mœurs et règles traditionnelles. Elle épouse un poète russe plus jeune de 18 ans, Sergueï Essenine, en 1922. Essenine l'accompagne lors d'une tournée en Europe mais ses tendances alcooliques et les accès de rage qui s'en suivent engendrent une publicité tapageuse autour du couple.
L'année suivante, il quitte Isadora et retourne à Moscou où il est rapidement victime d'une dépression nerveuse et placé dans une institution spécialisée. Une fois sorti de l'hôpital, il se suicide le 28 décembre 1925, à l'âge de 30 ans.
Isadora eut deux enfants, tous deux hors mariage : Deirdre, née le 24 septembre 1906, avec le décorateur de théâtre Gordon Craig, et Patrick, né le 1er mai 1910, avec Paris Singer, l'un des nombreux enfants du fabricant de machines à coudre Isaac Singer.
Le 19 avril 1913, ses enfants meurent noyés dans la Seine. L'année suivante, Isadora Duncan se retire quatre mois à Deauville, à l'hôtel Normandy, puis loue la villa « Black and White » et va ensuite à Corfou en convalescence avec son frère et sa sœur. Puis elle passe plusieurs semaines dans un complexe au bord de la mer à Viareggio, en compagnie de l'actrice Eleonora Duse. Le fait que Duse sortait tout juste d'une relation lesbienne avec la jeune rebelle féministe Lina Poletti alimente les spéculations quant à la nature de la relation qui unissait Isadora à Duse.
Lors de sa dernière tournée aux États-Unis en 1922-1923, elle agite une écharpe rouge qu'elle porte sur sa poitrine en proclamant : « Ceci est rouge ! Je le suis aussi ! ».
Isadora était bisexuelle, ce qui n'était pas chose inhabituelle dans les cercles hollywoodiens de cette époque. Elle eut d'ailleurs une longue histoire très passionnée avec la poétesse Mercedes de Acosta et était aussi probablement engagée dans une relation amoureuse avec l'auteur Natalie Barney.

Dans My Life (New York, 1927), Isadora Duncan raconte entre autres sa très brève rencontre en septembre 1918 avec l'aviateur Roland Garros en ces termes :
« Tous les matins, à cinq heures, nous étions réveillés par le brutal boum de la Grosse Bertha, prélude à un jour sinistre qui nous apportait de nombreuses nouvelles terribles du Front. La mort, les flots de sang, la boucherie emplissaient ces heures misérables, et, à la nuit, c’étaient les sirènes annonçant les raids aériens. Un merveilleux souvenir de cette époque est ma rencontre avec le fameux "As" Garros dans le salon d’une amie, lorsqu’il se mit au piano pour jouer du Chopin et que je dansai. Il me ramena à pied de Passy à mon hôtel du Quai d’Orsay. Il y eut un raid aérien, que nous regardâmes en spectateurs, et pendant lequel je dansai pour lui sur la place de la Concorde - Lui, assis sur la margelle d’une fontaine, m’applaudissait, ses yeux noirs mélancoliques brillant du feu des fusées qui tombaient et explosaient non loin de nous. Il me dit cette nuit qu’il ne pensait à et ne souhaitait que la mort. Peu après, l’Ange des Héros l’a saisi et l’a transporté ailleurs ».
Roland Garros devait en effet trouver la mort à l'issue d'un combat aérien quelques jours plus tard, le 5 octobre 1918.
Isadora Duncan est l'une des premières à réagir par rapport au corps contraint par le tutu ou par les pointes. Elle danse nus pieds, voire radicalement nue, et à l'extérieur. Elle est également l'une des premières à s'affranchir de la musique et à trouver sa propre musicalité interne.
Beaucoup d'autres danseurs cherchent et trouvent de nouveaux langages (danse libre) avec l'aide de théoriciens de la danse et de la musique. Les codes de la danse classique sont décortiqués et chacun se cherche un style et un langage propre qui est à l'origine d'un renouveau dans la danse.
mercredi 25 mars
Aux hasards de la Clérocratie..
La Clérocratie , pratiquée autrefois à Athènes sera-t-elle le système politique du XXIe siècle ?
Le préfixe "cléro" est une abréviation du mot Grec "clérotérion", machine qui servait à tirer au sort les magistrats dans la démocratie athénienne. Le suffixe "kratein" signifie gouverner.
Aujourd’hui, dans la France démocratique, la majorité des citoyens ne participe plus au système démocratique.
D'aprés les chiffres donnés par le MCF, 58 % des électeurs ne vont plus voter, 64 % des députés et sénateurs et 87 % de l'ensemble des dirigeants politiques seraient fonctionnaires.
La clérocratie se présente comme une alternative qui souhaite garder les grands acquis de la démocratie, tout en supprimant les aberrations d’un système jugé vieillissant et , au fil des ans, de plus en plus injuste .
Dans un système politique qui se veut “démocratique”, c’est à dire dans lequel le peuple possède le pouvoir, il semble étrange que le programme politique soit le fait d’une caste de dirigeants.
Pourtant, les moyens et les techniques modernes permettent facilement d’interroger les Français afin de savoir quelles sont leurs priorités et de définir ainsi un programme politique conforme aux aspirations de la majorité.
Comme le pratiquaient les Athéniens, inventeurs de la démocratie, désigner les élus par le sort serait d'aprés les partisans de la clérocratie une façon de permettre un véritable pouvoir populaire.
Ce serait une solution pour éviter la création d’une caste politique comme nous le voyons actuellement.
Et toujours d'aprés les tenants de la clérocratie, ce serait la seule solution pour supprimer" l’obligation de démagogie indispensable à qui veut se faire élire aujourd’hui."
La désignation par le sort s'accompagne de 2 paramètres indispensables :
*La mise en place de « filtres » permettant d’écarter les incompétents.
*L’examen et le contrôle du bilan des « désignés » en fin de mandat.
Les Athéniens , après avoir essayé tous les systèmes politiques, en étaient arrivés à la conclusion « qu’il n’existe de véritable démocratie que par tirage au sort ».De grandes Républiques, comme Florence, Venise, Sienne, Bologne construisirent leurs richesses et leur rayonnement, en s’appuyant sur des hommes politiques désignés par le sort.
Ill existe actuellement, en France, un organisme (Conseil Supérieur de la Fonction Militaire) responsable de la représentation syndicale de plus d’un million de personnes et dont tous les élus sont désignés par le sort.
Le Mouvement Clérocratique de France, mouvement d’idées qui "essaie d'apporter une solution nouvelle aux incohérences et à l‘injustice du système démocratique actuel" fête ses 10 ans en 2009.
mardi 24 mars
Dertli Divani et le trio Hemden
Merci au festival Babel Med ( Marseille) qui s'est invité cette année à Nice en offrant sa première soirée avec la chanteuse syrienne Waed Bouhassoun et Hemden, troubadours mystiques venus de l’Anatolie sacrée. Composé de trois instrumentistes hors-pairs, l’ensemble Hemdem explore la musique sacrée des troubadours et poètes mystiques d’Anatolie, dans la lignée de la tradition asik. Puisant sa source dans les cérémonies authentiques de la grande coutume alévie, Dertli Divani, maître spirituel et poète respecté, et les musiciens-chanteurs traditionnels Ulas Özdemir et Mustafa Kilçik plongent dans le répertoire des nefes (souffles) exprimant la sagesse et la profession de foi.
Dans ces chants d’amour mystiques (deyis), ces hymnes sacrés et ces lamentations ou chants en l’honneur du prophète , Hemdem ouvre les portes des cimes mystiques de l’Asie Mineure et de ces traditions millénaires encore en vigueur, un voyage spirituel dans les hautes sphères...
lundi 23 mars
Précieux = Rimpoché


Kalou Rimpoché
Rinpoché ou Rimpoché :Terme signifiant "Précieux" utilisé pour désigner le plus haut titre honorifique au Tibet. Il est conféré à une personne reconnue comme réincarnation de maîtres spirituels renommés ou à un maître qui a atteint un haut degré spirituel dans cette vie. Les Tibétains appellent le Dalaï Lama : Gyalwa Rinpoché, "Précieux Vainqueur".

Bokar Rimpoché

Musique : Lama Gyurmé & JP Rykiel
dimanche 22 mars
Fragonard, un grassois à Paris

Fils de Marco Fragonard, garçon gantier, et de Françoise Petit, Jean Honoré restera enfant unique aprés le décés de son petit frère à l'âge de 10 mois. Jean Honoré Fragonard quitte sa ville natale Grasse à l'âge de six ans, pour s'installer avec sa famille à Paris, où se déroulera la plus grande partie de sa carrière.
Après avoir quelque temps travaillé avec Jean Siméon Chardin, il entre, à l'âge de 14 ans, dans l'atelier de Boucher.C'est grâce à lui que le jeune Fragonard affirme ses dons. Boucher le présente au prestigieux concours du "prix de Rome" dont il remporte le premier prix en 1752. Il a pour maître Carle Van Loo et part ensuite pour l'Académie de France à Rome.
Il se distingue d'abord dans le genre sérieux, puis le quitta pour le genre érotique (on disait autrefois galant ou libertin), dans lequel il obtient plus de succès.Il devient bientôt le peintre à la mode, et amasse une fortune que la Révolution française lui fait perdre.
Par la suite, Fragonard est nommé conservateur au Musée du Louvre.
En 1805, Fragonard est expulsé du Louvre par décret impérial. Il s'installe alors chez son ami Veri, au Palais Royal et décède l'année suivante, apparemment terrassé par une congestion cérébrale.

À l'instar de François Boucher, Fragonard est considéré comme le peintre de la frivolité et du Rococo, bien qu'il ait peint dans de nombreux autres registres : grands paysages inspirés de peintres hollandais, peintures religieuses ou mythologiques, ou scène de bonheur familial notamment.
D'un trait virtuose, Fragonard savait montrer le tourbillonnement du monde par des gestes expressifs et gracieux ou des drapés pleins de vigueur. Fragonard est le dernier peintre d'une époque sur le déclin, ses scènes de genres seront bientôt rendues obsolètes par la dureté néo-classique de David, par la cruauté de la Révolution et celle de l'Empire.

Les scènes de genre de Fragonard sont volontiers égrillardes mais même ces scènes effectivement frivoles peuvent être lues à un niveau différent, on peut y voir percer, souvent, une inquiétude, un sentiment de fin de fête parfois à la façon de Watteau ou du roman "Point de lendemain" de Vivant-Denon.Les couples dans l'intimité, les belles qui s'épouillent, les endormies, tout ce petit monde de grâce est observé par un peintre qui nous rappelle que la jeunesse s'écoule et que les moments de bonheur, d'insousciance et de tendresse lascive sont fugaces.

Nombre de ses oeuvres ont déserté la France pour les musées internationaux et les collections privées, le Musée Fragonard à Grasse (06) en expose certaines.

samedi 21 mars
Geoffrey Oryéma, exile on main street
"Geoffrey Oryema est apparu un soir dans les cercles de minuits et son chant "Ye Ye Ye" invitait aux troubles profonds des savanes. Quand sa haute stature surgit de nulle part au milieu de la fumée répandue sur scène, avec ses claquements de langue et son instrument le lukemé (piano à pouces, avec une caisse de résonance à lamelles de fer ), un autre monde s'ouvre.
Émergeant semble-t-il d'un rideau de feu de brousse, il s'avance paisiblement, son port altier, ses allures de sorcier, évoquent le déroulement d'une cérémonie animiste et secrète. Un vent fort se lève dans les savanes et apporte l'odeur des fauves et des hommes en chasse.
Imposant, lent et profond comme les méandres d'un fleuve africain , Oryema apporte une nostalgie évidente, apaisante. En ce monde où les étiquettes tombent plus vite que feuilles en automne, Oryema sera baptisé le "Leonard Cohen africain"
Mais la désespérance existentielle des enfants du bitume est peu de chose face à la dure réalité de 27 ans d'exil douloureux parfois, humiliant quelquefois, lourd toujours. Il porte l'Afrique sans ses tambours, sans ses slogans de négritude, avec le bleu du blues, et cette distinction noble d'un seigneur de haut lignage de la musique de son peuple. Il chante dans ses langues natales l'acholi, (et non le swahili) et l'anglais, les chants de l'Afrique exilée.

Il est né en 1953 à Soroti, dans l'Est de ce qui est encore le Royaume de Buganda, futur Ouganda. Adolescent, Geoffrey Oryema découvre la culture rock anglo-saxonne tout en continuant à s'initier à la flûte, au lukémé (le piano à pouces) et à la guitare.
"Je suis heureux de faire vivre mon pays à ma façon, avec ma musique, parce que l'Ouganda a été détruit par la bêtise humaine et la guerre ethnique". Et il s'agit non pas par des incantations ou des purifications de guérisseur de se protéger des balles, mais par l'humanité de se prémunir de la bêtise.
Loin des griots et de leur magie ancestrale, Oryema plus contemporain, se veut poète désenchanté de l'Afrique et se souvient de la harpe de l'exil : le nanga joué par son père. "Exile" nous parle tout à la fois de l'amour qui ne peut lutter contre la nuit trop courte, et l'aube trop blême, de la terre d'Anaka où est né et où repose son père, de l'exil d'un peuple. Oryema se souvient, mais, curieusement, ses années de galère en France, n'apparaissent jamais. Ni revanche, ni colère, juste une évocation des anciens et de la peine d'un peuple. L'Afrique des tumultes est ailleurs, Oryema, lui, crée une atmosphère très épurée, une ballade africaine en somme, avec des histoires de village, plutôt que de forêts.
Mélange de musiques traditionnelles, et de compositions personnelles, Geoffrey Oryema envoûte par des mélodies simples, chantantes, mais méfiez-vous, il y a encore pas mal de détresse au bout de ses tresses.."Je dis que le fait d’avoir longtemps vécu en exil me perturbe parfois. Quand on est loin de la source, il arrive qu’on s’éloigne de la vérité. "
Il doit se souvenir d'un conte plus ou moins authentique, celui du léopard qui court à perdre haleine.
" Pourquoi je cours et je cours sans cesse, en m'épuisant dans la savane? Un sorcier m'a dit que c'est ma course qui fait tourner la terre, et la terre tourne. D'autres plus savants m'ont dit que je n'y suis pour rien et qu'il est fou de continuer à courir ainsi. Je le sais, mais si le vieux sorcier avait quand même raison? Alors je continue à courir et la terre continue à tourner"

De même Oryema chante et chante et la terre continue à tourner, plus ou moins bien d'ailleurs. Le lac Victoria continue à luire au soleil.
Oryema est un acteur puissant et il peut vous parler des heures de sa découverte du théâtre du mouvement, il a retenu les leçons de Grotowski et autres dans son apprentissage à l'école dramatique en Ouganda et les applique sur scène.
Geoffrey Oryema, apparu au firmament du Printemps de Bourges grâce au soutien de Peter Gabriel et de Brian Eno, n'est pas un produit tiers-mondiste préfabriqué, mais un authentique fils de l'Afrique. Il ne fait pas de la world music mais de la musique ethnique d'aujourd'hui. Du vrai rock ougandais comme dit en plaisantant ce fan des Rolling Stones.
"J'aime bien le rock. Il a beaucoup influencé mon style de musique. En fait, je prends des éléments musicaux de chaque côté, traditionnel et moderne, pour créer mon propre style..Mais il s'agit autant de pop africaine que de musique traditionnelle à forte odeur de curry."
Cette odyssée africaine s'est matérialisée par son premier disque "Exile". "Exile" c'est le désir de faire écouter à nue, la douleur de l'exil, la tendresse de cette Afrique laissée il y a si longtemps derrière lui.
Oryema a du fuir l'Ouganda caché dans un coffre de voiture, tandis qu' Amin Dada massacrait sa famille.: "Nous devions vivre au jour le jour avec, sous nos yeux, ce qui se passait dans la rue. Au vu et au su de tout le monde, des gens étaient abattus ou fourrés dans le coffre d'une voiture". En Février 1977, son père, devenu ministre, disparaît mystérieusement dans un accident de voiture qui a tout de l' assassinat maquillé. Geoffrey Oryema décide de quitter son pays. Il s'installe en France, en Normandie, près du Havre qui ne sera pas un havre de paix mais de misère, ou il n' émerge des petits boulots qu'en 1990.
Son éducation musicale très forte, sa fidélité aux instruments traditionnels, sa méfiance devant l'électrification à outrance de la musique africaine, l'ont fait, après bien des désillusions, rêver à nouveau à la douceur de là-bas. Far from Africa ? Non, car son blues tendre et nonchalant retrouve les langueurs perdues de cette mère-Afrique. Cette Afrique avec laquelle il a une relation ambiguë, une relation "d'amour et de haine avec l'Afrique".
"La haine et l'’amour, car ce pays m'a offert beaucoup de choses ; la haine, parce que tant qu'il y aura des conflits, qu’ils soient tribaux ou politiques, on ne verra jamais la couleur de la démocratie. C'est ma seule critique. D'ailleurs, je parle de cela dans mes chansons parfois. Mais je garde l'espoir."
Pur et doux, Geoffrey Oryema est une révélation. La musique est pour lui "un contre-pouvoir, un outil de communication" permettant de faire découvrir d'autres cultures au public. Geoffrey Oryema au fil du temps a fait son petit bonhomme de chemin, toujours accompagné par son ombre fidèle et éclairante, Jean-Pierre Alarcen.
Son second album "Beat the border" tournait la page des chant d'exil pour entrer de de plain-pied dans ce fameux continent perdu "des musiques du monde".
Geoffrey risquait gros en se jetant ainsi dans la gueule du crocodile-technologique qui, lui, ne verse pas de larmes mais des dividendes. Ce disque fait appel aux gros sons rocks, les arrangements complexes et la présence omnipotente de Peter Gabriel, mais Oryema s'en est tiré indemne, content finalement du résultat.
Certes les frémissements et les chuchotements, les feulements et les imprécations sont en arrière-plan, mais Geoffrey ne s'est pas dilué dans la "sono mondiale".
Ce disque, après bien des années de galère lui apporte la reconnaissances par ces pairs (Leonard Cohen, Brian Eno...). Geoffrey est sorti des cercles de minuit, des ghettos de la musique. Indifférent aux critiques des puristes qui lui reprochent d'assassiner les racines de la musique africaine, il les retrempe dans d'autres fleuves.
Geoffrey se penche sur son passé ougandais en dédiant une de ses chansons à son père. Mais son retour aux sources est fait de toutes les fontaines de la musique, loin des ghettos.
" Ma musique vient du coeur, elle est libre, et ne peut se mettre en cage. je veux être universel"
Il a convié de multiples palettes sonores au banquet de son Afrique : les sonorités rock de la guitare sèche se mêlent aux synthés de la techno et aux accents rêveurs de la nanga, du lukémé , de la sanza ou de la calebasse.
Oryema continue à entendre les voix de la fidélité et il se bat aussi bien pour la sauvegarde de la forêt amazonienne, que pour Amnesty International, Nelson Mandela et aussi pour les sans-papiers en France. Il n'est pas grisé par sa petite gloire, et la met au service de ses engagements. Ce géant débonnaire ougandais continue à dérouler ses émotions, servi par une voix envoûtante, immense, qui roule dans le grave et s'envole, irisée d'harmoniques subtiles.."
Légère retouche d'un superbe article non signé paru sur l'excellent site http://www.espritsnomades.com/
vendredi 20 mars
Jean Dubuffet , la peinture à zéro

« L’art ne vient pas coucher dans les lits qu’on a faits pour lui ; il se sauve aussitôt qu’on prononce son nom : ce qu’il aime c’est l’incognito. Ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s’appelle. »
Jean Dubuffet (1960)
Il aimait les tables rases...
"A chaque repas , nettoyer les miettes et remettre le couvert".
" "Asphyxiante culture" : le titre que Dubuffet a donné à son pamphlet paru (est-ce une coïncidence ?) en mai 1968 exprime en une formule lapidaire son credo d'artiste. Il est probable que cette allergie à toute idée inculquée trouve sa source dans une révolte enfantine contre l'autorité d'un père rigoriste, féru de littérature et de tradition classique.
Toujours est-il que la sédition anti-culturelle commence par prendre un tour utopique : Dubuffet rêve de recommencer la peinture à zéro, dans un climat de fête et d'innocence, comme si n'existaient ni musées, ni critiques, ni commerce d'art.

En 1946, dans Prospectus aux amateurs de tout genre, il émet l'hypothèse d'un art praticable spontanément par n'importe qui, un art qui ne nécessiterait ni don ni instruction, un art qui procéderait de la jubilation et non de l'initiation.
En 1947, il s'installe au Sahara, chez les Bédouins, en quête d'un dépouillement total ; cette expérience se termine néanmoins par un désenchantement devant une expression du dénuement et du nomadisme qui, en dernier ressort, reste une culture parmi d'autres. Déjà à partir de 1945, Dubuffet s'était mis en quête d'œuvres correspondant vraiment à l'idée qu'il se faisait d'une création non culturelle, œuvres de marginaux, d'originaux, de délirants et de spirites, qui allaient constituer la Collection de l'Art Brut.
Dubuffet admet cependant n'être pas lui-même un auteur d'art brut. Il se convainc rapidement que, issu de la culture, n'ayant de destinataires que des cultivés, il est pour ainsi dire prisonnier d'un milieu incontournable et de réflexes irrépressibles. À moins peut-être d'adopter une stratégie paradoxale, d'agir par la fausse allégeance, par la surenchère, par un subtil mésusage des notions reçues qui entraîne le retour explosif de ce que la culture refoule. Dubuffet joue à l'apprenti-sorcier, mais en y risquant sa propre personne, en étant à la fois l'auteur et l'objet de ces désordres rattrapés.
Son œuvre littéraire (encore beaucoup trop sous-estimée), qui oscille entre le traitement châtié et les malversations interloquantes de la langue, entre le sens et la substance des mots, met particulièrement en évidence cette stratégie de la catastrophe inventive.
Toujours est-il que, si l'on attend d'une œuvre d'art l'expression de la subjectivité de son auteur, il faut aussitôt préciser que Dubuffet, lui, s'est toujours engagé exactement dans l'autre sens : fondamentalement, il n'a jamais peint que contre lui-même; pour cette raison, il attendait d'une toile qu'elle l'interloque, qu'elle le transporte le plus loin possible de sa sphère intime. Le confinement subjectif l'aurait horrifié.
Peut-être même est-ce là le seul dénominateur commun de ses séries tellement contradictoires et de ses revirements tellement inattendus, qui l'ont fait passer de l'extrême figuration à l'informe absolu, ou des matériologies les plus épaisses aux écritures incorporelles : l'activation permanente d'une espèce de sorcellerie picturale à la faveur de laquelle le tableau échappe à son contrôle et se manifeste à lui comme une force étrangère, aux configurations imprévues, et aux significations inouïes.

Ainsi, à la source de chaque série, on repère l'invention d'un système d'engendrement propice à des péripéties formelles dont l'auteur ne pouvait que s'enchanter : l'activation des hautes pâtes, déterminant fissures, sillons, crevasses aux graphismes inextricables ; les assemblages d'éléments hétérogènes engendrant monstres et merveilles ; la chasse aux empreintes et estampages de tout acabit suscitant des univers complexes à l'échelle d'une feuille lithographiée ; les délinéaments de l'Hourloupe engendrant un nouveau chiffrage de la réalité ; et la hâte inspirée des Mires et des Non-Lieux, court-circuitant tous les poncifs de la vision commune. Dubuffet n'a jamais aimé évoluer que dans des situations de complexité qui submergent ses pouvoirs de contrôle. Se sentir dépassé, débordé, excédé, cela l'exaltait. Il avait alors l'impression d'avoir affaire à des puissances magiques outrepassant tout ce qu'il pouvait concevoir.

Je me souviens l'avoir vu à plusieurs reprises, dans son atelier ou chez des amis collectionneurs, tomber en arrêt devant ses propres tableaux, comme s'il en était médusé. Il faut comprendre qu'une telle réaction était aux antipodes de l'autosatisfaction, puisque c'était en l'occurrence la destitution de son Moi d'artiste et l'irruption d'énergies adverses et insoupçonnées qui l'exaltaient - ce qu'il a si bien exprimé en ces termes : "
C'est le propre de l'art de transporter toutes choses sur un plan insolite et de haute surprise (…). Un artiste n'est content que si, regardant son œuvre terminée, il a le sentiment qu'elle n'est pas faite par lui. " "
par Michel Thévoz ; Conservateur de la Collection de l'Art Brut de Lausanne.
jeudi 19 mars
Remi Portrait, au fil de l'âme..
Pour Remi Portrait, coiffeur à Paris, 7 rue du Mont Thabor prés des Tuileries, le cheveu est "fil de l'âme".Il a développé depuis une dizaine d'années une approche tout à fait nouvelle de la coiffure, qu'il décrit dans un livre écrit avec Michel Odoul, "Cheveu, parles-moi de moi".

Ecoutons l'homme de l'art :
"Lorsqu’on va chez un coiffeur que l’on ne connaît pas, ce n’est pas anodin : on lui remet ses énergies à couper. Il faut que les deux personnes s’accordent. Il y a une interaction, cela se passe de corps éthérique à corps éthérique.
De façon consciente ou inconsciente, l’être a envie de changer quelque chose et de se sentir mieux.
Lorsqu’il s’agit d’une coupe de transformation, c’est-à-dire quand on passe du cheveu long au cheveu court, il se produit alors vraiment quelque chose à l’intérieur. C’est symbolique : on enlève une mémoire.
Je touche l’être par rapport à la loi des cinq éléments pour savoir où il en est sur le plan physique, psychologique, émotionnel, pour savoir vers où le guider. Il faut se servir de sa sensibilité, une coupe de transformation est liée à un grand changement dans la vie de la personne. "
"Une coupe de cheveux aide à libérer des choses au-delà de ce que l’on pourrait imaginer. Dans des cas exceptionnels, des souvenirs antérieurs peuvent resurgir.
J’ai connu une jeune fille, dont le frère de sa grand-mère s’était suicidé. Maintenant en psycho-généalogie, on sait que les problèmes non résolus, les non-dits peuvent sauter une génération et se retrouver chez les petits-enfants. Donc, cette jeune fille a ressenti une souffrance lors de la coupe, elle est même devenue violette et c’était impressionnant.
Je sentais qu’elle vivait quelque chose qui était en dehors d’elle, mais elle ne pouvait pas parler sur le moment. Petit à petit, elle a pu s’exprimer. Elle connaissait cette histoire, mais ne pensait pas que cela la concernait. J’ai continué la coupe et après, cela lui est revenu.
Le cerveau va toujours chercher après, là où c’est inscrit. C’est extraordinaire.
J’ai eu aussi le cas d’une femme qui s’est complètement métamorphosée lors de la coupe. A ce moment-là, elle a retrouvé une vie antérieure où elle était une femme indienne. Elle était morte dans de grandes souffrances et elle en gardait des traces. Cette coupe l’a vraiment libérée et sa vie en a été transformée. Encore une fois, ce sont des choses qui se produisent très rarement, mais dans la mesure où chaque personne a son histoire…"

*«Le cheveu, fil de l’âme».
"La colonne vertébrale a un canal médullaire et il existe aussi dans le cheveu, alors que le poil n’en a pas. C’est cette moelle qui est la vie, ce sont nos antennes énergétiques.
Quand je travaille en vibration apaisante, je tourne le cheveu dans tous les sens pour faire passer la vibration. Je libère le cheveu dans son follicule pileux, parce qu’il est enserré par notre histoire. Donc, en le libérant, on travaille sur le plexus solaire, et c’est là le fil de l’âme.
Souvent, dans la vibration apaisante, il se passe des choses aussi fortes que dans la vibration tonifiante. C’est pourquoi la jeune fille, au début, a senti le chakra du cœur qui bougeait et, en vibration apaisante, elle en a senti l’ouverture."

* La «taille diamant».
"Avec mon rasoir, je prends une mèche et je la remonte, puis je coupe en biseau, et cela de tous les côtés. La taille diamant, c’est une taille avec une multitude de biseaux dans tous les sens qui permettra au cheveu de mieux capter la lumière et de la refléter. J’ai une cliente qui a retrouvé, de cette manière, son blond vénitien de petite fille.
Les cheveux c’est notre histoire...
*La chromothérapie.
" J’utilise une lampe avec les 7 couleurs. Quand on a déterminé la couleur manquante chez la personne , ( bien sûr la couleur est en relation avec un organe, un viscère ), le fait de couper les cheveux sous la lampe permet, grâce au photon du cheveu, de donner un ordre au cerveau, et de rétablir l’équilibre."
*Conclusion.
"Les cheveux, c’est notre histoire. Si l'on s’occupe de nos cheveux, on s’occupe de notre histoire :
«Pour être, libérez vos cheveux du paraître». "
Extrait de http://www.graal-france.net/index.php?page=2631 qui publié un long entretien trés instructif avec Remi Portrait.
Son site : http://www.remi-portrait.com/
mercredi 18 mars
Garlands, ombres & lumières





