Quelques lumières sur le bonheur...
Tout le monde en parle, mais mal.
Tout le monde cherche le bonheur, alors qu'il est déjà là..
Vincent Cespedes. Prunelle jamais en place, idées en rafales, débit à la mitraillette , passe au laser notre époque avec jubilation, confirmant sa réputation d'""anti-salonnard" de la pensée". Le voici en guerre contre une vision neuneu et conformiste du bonheur.
"Nous n’entreprenons pas quelque chose pour être heureux; nous le faisons parce que nous sommes heureux.(Idée developpée aussi dans "Messagers de Lumière" Neale D.Walsch").
La puissance c'est le déploiement du bonheur, c'est une onde de charme, une aventure collective.
Ce n’est pas une injonction (“soyez heureux”) ou un constat égoïste (“ma vie est chouette, je m’aime” , ce que Cespédes appelle le "bonheurisme"), mais une nécessité de libérer sa pleine vitalité, une puissance d'émergence pour apporter un désir et un sens au monde. Etre heureux, c'est apporter notre bonheur au monde en le modelant.
Depuis l'apparition des spots de marque à la télévision, tout le monde, du Club Med à Coca-Cola, nous vend du bonheur. D'où la frustration liée à son absence. Pourtant, il est en chacun de nous. Le problème, c'est qu'on ne le sent plus. On ne sait plus ce que c'est!
Cela fait des années que les psys, les charlatans et les coachs nous abrutissent avec une idée volontariste du bonheur: à les écouter, il faudrait, pour être heureux, se montrer optimiste, spontané, sociable, tempéré dans ses jugements. C'est le mythe de la positive attitude que défend l'American way of life et que je rejette. Les philosophes ne sont pas en reste: d'Epicure à Bertrand Russell, de saint Augustin à Laozi, tous nous disent qu'il suffit de prendre les bonnes décisions pour être heureux. Mais le bonheur est en nous, pas devant nous! Il est une euphorie collective, une énergie, le goût ultra-intense de la vie. Il agit comme une onde de charme, pour peu que l'on ressente la gourmandise de l'autre, l'envie de se délecter de lui. Surtout, le bonheur est explosif, subversif, politique, même.
A mes yeux, la dépolitisation de notre société résulte avant tout du mal-être des gens. Un individu heureux est spontané, sort des hypocrisies, de la médiocrité ambiante, prend des risques. Il ne craint jamais de dire à l'autre ses vérités. On voudrait le bonheur conforme, il n'est qu'originalité. Il entraîne un sens très aigu de l'injustice et une remise en question de l'autorité quand celle-ci n'est pas jugée légitime. Une démocratie de gens heureux, c'est la meilleure garantie contre tous les fanatismes!
Si l'on considère le nombre d'antidépresseurs consommés et de suicides, la France se porte mal, c'est une évidence. Pour moi, l'une des grandes causes de cette déprime est le système monarchique qui prévaut dans notre pays, de l'école à l'entreprise. Si un jeune n'obtient pas les bons diplômes, il pense que sa vie est foutue. Quel dommage ! Car s'il est un âge où l'on explose d'un bonheur compliqué, c'est bien celui de l'adolescence. La France est un autocar de vieux ! Même les intellectuels sentent la naphtaline. L'Amérique, elle, a compris les vertus de ce que j'appelle l'onde de charme. On donne leur chance à ceux qui ont l'énergie du bonheur, aux personnes solaires, sans l'obsession du CV.
Je nomme "bonheurisme", c'est l'idéologie du bonheur. Le sourire permanent, l'idée que le bonheur est moral et impératif. Le bonheur n'a rien de moral, il est amoral. Les philosophes du xviiie siècle l'avaient très bien compris.
Il est bien plus confortable de vivre dans une relative médiocrité que de redistribuer entièrement son mode de vie. On vit ainsi sans être malheureux, mais sans être heureux non plus. Il faut un certain courage pour révolutionner son existence, prendre conscience que sa vie ne convient pas, qu'elle se trouve dans un entre-deux.
La seule solution, à mes yeux, pour basculer dans le bonheur, c'est de se frotter à des gens heureux, de frayer avec des personnalités solaires qui vivent leur vie comme une aventure. Les scientifiques parlent du phénomène de l'échopraxie: mon voisin bâille, je bâille. Mon voisin rit, je ris. Je pense que le bonheur relève du même phénomène. La meilleure solution pour éviter de s'enfoncer dans une vie médiocre et insatisfaisante, c'est de s'imprégner de l'enthousiasme de l'autre.../...
Quand j'étais jeune professeur de philo, à 25 ans, dans une ZEP, près de Creil, dans l'Oise. Je garde un souvenir merveilleux de l'enthousiasme des élèves. Dans la salle des profs, en revanche, quel ennui, quel marasme écrasant, quelle ambiance délétère ! J'ai ressenti très vite le besoin de fuir, de mener une autre vie. J'adore cette très belle phrase du poète persan Rûmi : "Ne demande pas l'eau, demande la soif." J'avais soif.../...
Rimbaud ! :
Rimbaud dispose au départ de toutes les qualités pour connaître le bonheur : il est spontané, il a la rage et le talent, l'énergie, l'audace. Mais il lui manque ce maillon essentiel : l'autre. L'impuissance de Rimbaud, c'est l'incapacité de se mélanger à l'autre. Toute sa vie est l'illustration de ce manque.
"Exhilaration": J'adore ce mot anglais qui évoque l'hilarité, cette humeur de champagne qu'est le bonheur. Les "exhilares", comme je les appelle, rayonnent, mènent leur existence dans une ivresse pétillante. Ils sont accros à la vie, tout simplement../... "
Bela TARR "Le Cheval de Turin"
Béla Tarr s' intéresse à la réalisation dés l'âge de 16 ans en faisant des films amateurs, puis en travaillant à la Maison de la Culture et du Divertissement. Son travail amateur lui vaut l'attention des studios Béla Balázs, qui financent son premier film Családi tűzfészek (Nid familial) en 1977, un travail sur le réalisme socialiste. Ses deux films suivants Szabadgyalog(L'Outsider) en 1981 et Panelkapcsolat (Rapports préfabriqués) l'année suivant sont dans la même veine.
Mais c'est avec une adaptation de Macbeth pour la télévision en 1982 que sa façon de filmer va vraiment changer : le film ne comporte que 2 plans, le premier (avant le générique) de 5 minutes, le second de 67 minutes.
La sensibilité de Béla Tarr porte aussi bien sur les plans très serrés que sur des compositions abstraites ou de longues prises. Sur le fond aussi, il est passé du réalisme à une métaphysique proche d'Andrei Tarkovsky.
En 1984, il tourne Őszi almanach (Almanach d'automne). En 1987, Damnation (Kárhozat) est sa première collaboration avec un scénariste : László Krasznahorkai. La collaboration avec Krasznahorkai va se poursuivre : Béla Tarr met 7 ans pour adapter son roman Sátántangó (Le Tango de Satan), et produit un chef d'œuvre de 415 minutes. Le film sort en 1994 et malgré la grande difficulté pour le distribuer , le film est encensé internationalement.
Pour Les Harmonies Werckmeister (sorti en 2000, et également adapté d'un roman de Krasznahorkai "Mélancolie de la Résistance"), Béla Tarr met plusieurs années pour boucler l'ensemble du tournage. Le film, dernière partie du triptyque commencé par Damnation, est à nouveau acclamé par la critique et connait un brillant parcours dans les festivals. En 2004, Béla Tarr réalise le court-métrage Prologue (Visions of Europe).
Pour la plupart de ses films, Béla Tarr s'entoure de deux fidèles collaborateurs : son épouse pour le travail de script et de montage, et le musicien Mihály Víg (également acteur dans certains de ses films) pour l'ambiance sonore si particulière de ses films.
À partir de 2004, Béla Tarr travaille sur "L'Homme de Londres", adapté d'un roman de Georges Simenon, mais le suicide de son producteur Humbert Balsan en février 2005 retarde considérablement le projet et le tournage démarré à Bastia enCorse. Malgré des difficultés de production, le film reprend et participe à la compétition officielle au Festival de Cannes 2007.
En février 2011, Béla Tarr présente Le Cheval de Turin (A Torinói ló) à la Berlinale, il remporte un Ours d'argent. Ce film est, selon ses propres dires, le dernier qu'il réaliserait parce qu'il pense que le public ne veut plus de ce cinéma-là et que le processus de production devient de plus en plus difficile en Hongrie.
Une excellente nouvelle : Le Canada conserve son triple A
"Le Canada n'est pas le seul. Il est accompagné par l'Alaska, l'Arkansas, Ankara, Antalya,Tamatave, Caracas, Saratoga, Macassar, l'Anapurna, Bratislava, les Galapagos, Lacanau, Panama, Nagasaki, le Palatinat, Malaga, Massala, Ramallah.
Des personnes menacées de dégradation respirent : Cavanna, Alagna, Gargantua, Zapata, Rhadamante. Sans oublier Artaban, d'Artagnan, Caramanlis, Salazar, le marquis de Carabas, Mata-Hari, Gargantua, Anastasie, Zarathoustra.
Des plantations sont aussi préservées : l'arabica.
Des animaux : l'alpaga et Rantanplan.
Encore plus fort.
Conservent leur quadruple A : l'Alabama, Salamanca, le Pachacamac, le désert d'Atacama.
Le Dalaï-Lama, Balanciaga, Caracalla, Barbapapa.

Côté quintuple A, pas grand monde, à part l'andouille AAAAA, "chabadabada" et le Mahabharata. C'est abracadabrant.
Pour le sextuple A, vive le clavecin et le petit cahier d'Anna-Magdalena Bach.
Voici pour les apparatchiks et autres accapareurs managériaux, quel amalgame!, une paraphrase gorgée de triples A.
Mal remis d'une bacchanale abasourdissante (ce n'était pas le Ramadan mais le carnaval), où il avala batavia, ananas, tarama, carambars, marsala, ratafia, pinacolada puis quelques salmanazars de crémant d'Alsace résultant de chapardages, avec une camarilla de Javanaises en falbalas amarante, quel apparat!, dansant la habanera sur un catamaran mouillé aux Bahamas (il y fracassa un tanagra en écoutant Malaguena, Barbara puis "Caravane", à la balalaïka et aux maracas), un malabar paranoïaque baragouinait un charabia plus abracadabrant qu'arabisant plein de tartarinades qu'il rabâchait, en s'adonnant à la canasta dans un chabanais de Casablanca caché dans un caravansérail bien achalandé, sorte de Bataclan, véritable caverne d'Ali-Baba ignorée des ayatollahs. Il s'était mis en partenariat avec un grabataire analphabète amateur de salamalecs couvert de sparadraps et de cataplasmes incapacitants sur l'astragale, et menacé d'aggravations suite à son catapultage non pas lors d'une cavalcade par un appaloosa atrabilaire que cravachait Bartabas lors d'une fantasia, mais hors du catamaran suite à une algarade, par un karatéka mégalomaniaque, avatar de Tarass-Boulba gorgé d'anabolisants né d'une Babayaga, et qui se carapata après ce quasi assassinat. Ce Casanova anarchisant n'avait jamais eu la baraka. Suite à un parachutage sur l'Annapurna, raté à cause de rabattants, patatras!, il avait dérivé, via les Appalaches, jusqu'au Krakatoa avant un atterrissage apocalyptique sur les Galapagos. On le rapatria sur Tananarive, à Madagascar où il s'adonnera désormais aux joies du "tagada".
Lynne Twist "We can give Soul to Money ..."
La Poésie est décillement du Regard...Hommage à Henri Meschonnic. ..
« Nous le chant silencieusement passe en nous c’est lui que nous entendons ensemble et qui nous déplace d’un lieu à un autre lieu ce chant est notre voyage. »
"Nous le passage"
Henri Meschonnic
Verdier (1989)
Paris Vs NewYork, Vahram Muratyan, Graphiste






"El Gusto" Le Film , le Chaâbi , Musique Populaire d'Alger
Pina Bausch : "die klage der kaiserin"/ "la plainte de l'impératrice"
Die Klage der Kaiserin (1989), premier film de Pina Bausch fut produit entre octobre 1987 et avril 1989.
D'une liberté artistique totale, il est tissé d'une suite de scènes surprenantes et trés poétiques, voire fantasques, ou des personnages improbables déambulent, en extérieur et à l'intérieur d'une maison. Le film démontre la modernité et toute la richesse du langage chorégraphique et dramatique de Pina Bausch, qui s'attachait à recruter au TanzTheater de Wuppertal des danseurs aux personnalités et origines différentes.
On retrouve donc ici sa marques de fabrique : mouvements de bras ballants, fluidité sur le haut du corps, danseurs souvent élancés et minces, à l'image de Dominique Mercy, devenu danseur majeur de la troupe. Les robes portées tantôt par la femme puis l'homme, interviennent également dans la dramaturgie du mouvement. Le travail de Pina Bausch explore le corps du danseur lui-même.Chacun d'eux a du inventer sa gestuelle propre, à partir de son histoire, ses souvenirs personnels, et de ses particularités physiques.
2012 :L'Année Ataraxia
Extraordinaire Bobby Mc Ferrin '..
Claude Nougaro "Le Jazz et la Java", un Clip de Claude Lelouch
Horowitz joue l'adagio du Concerto n°23 en La majeur de Mozart
Tomas Heuer, "Racines célestes"
Tomas Heuer (surnommé Masto) naît en 1960 à Paris dans une famille franco-allemande. Il suit un parcours atypique dans les années 80 avec l'aventure Lucrate Milk puis Bérurier Noir , le théâtre et la photographie jouent également un rôle majeur dans sa vie jusqu'à aujourd'hui.
Masto délaisse l’école et quitte le foyer familial dès ses 15 ans. C’est à cette époque qu’il s’intéresse à la photographie et en fait peu à peu sa profession. Il collabore avec des magazines, participe à des livres d’Art et réalise des missions d’inventaire du patrimoine.
Au cours de ces travaux, il apprend la rigueur tout en conservant, avec simplicité, son originalité et sa quête visionnaire. C’est en hiver 1993, lors d’une retraite au cœur de la nature, que Tomas découvre la beauté et le mystère des arbres et de la nuit.


Il propose alors des photographies où il parvient à rendre à la fois l’idée du temps qui passe et une notion d’éternité. Il reprendra ces tribulations au cours des sept hivers suivants…et expose ses photos Galerie Michel Giraud, 35-37 rue de Seine (Paris). Ce travail donne naissance à l'ouvrage "Racines célestes"..

Des Voeux Biomusic




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Kathleen RAINE "Parce que j'aime"

AMO ERGO SUM
Parce que j’aime
Le soleil répand ses vivants rayons d’or
Répand son or et son argent sur la mer.
Parce que j’aime
La terre sur son fuseau astral déroule
Sa danse qui fait naître l’extase.
Parce que j’aime
Les nuages voyagent dans le vent à travers de vastes ciels,
Vastes, beaux, bleus et profonds.
Parce que j’aime
Le vent souffle dans les voiles blanches,
Le vent souffle sur les fleurs, doucement il souffle.
Parce que j’aime
Les fougères poussent vertes, verte l’herbe,
Et verts les arbres, en transparences ensoleillés.
Parce que j’aime
De l’herbe jaillissent les alouettes
Et toutes les feuilles sont pleines d’oiseaux qui chantent.
Parce que j’aime
L’air d’été frémit de milliers d’ailes,
Par myriades, des yeux pareils aux bijoux brûlent dans la lumière.
Parce que j’aime
Les coquillages irisés sur le sable
Forment des arabesques aussi insaisissables que la pensée.
Parce que j’aime
Une voie invisible traverse le ciel,
Qu'empruntent les oiseaux le soleil et la lune
Et toutes les étoiles à minuit.
Parce que j’aime
Une rivière s' écoule au long de la nuit.
Parce que j’aime
Toute la nuit la rivière coule dans mon sommeil,
Cent mille choses dorment au creux de mes bras,
C'est ainsi qu'elles veillent, c'est ainsi qu'elles reposent.
***
AMO ERGO SUM
Because I love
The sun pours out its rays of living gold
Pours out its gold and silver on the sea.
Because I love
The earth upon her astral spindle winds
Her ecstasy-producing dance.
Because I love
Clouds travel on the winds through wide skies,
Skies wide and beautiful, blue and deep.
Because I love
Wind blows white sails,
The wind blows over flowers, the sweet wind blows.

Because I love
The ferns grow green, and green the grass, and green
The transparent sunlit trees.
Because I love
Larks rise up from the grass
And all the leaves are full of singing birds.
Because I love
The summer air quivers with a thousand wings,
Myriads of jewelled eyes burn in the light.
Because I love
The iridescent shells upon the sand
Take forms as fine and intricate as thought.
Because I love
There is an invisible way across the sky,
Birds travel by that way, the sun and moon
And all the stars travel that path by night.
Because I love
There is a river flowing all night long.
Because I love
All night the river flows into my sleep,
Ten thousand living things are sleeping in my arms,
And sleeping wake, and flowing are at rest.
Kathleen Raine
(photos : Henri Cartier-Bresson)
Horloge Spectrum, Création de Jon Almond

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