samedi 21 novembre
Glenn DOMAN : le Merveilleux est dans l'enfant
Surprise de la Vie, un livre du Dr Glenn Doman " Enfants :le droit au génie", me mène vers cet article de l'Association pour la Recherche Pédagogique, qui semble une des principales source d'info en français sur un sujet fort intérressant..(extraits)
*L'apprentissage précoce de la lecture : une erreur, ou une chance?
Parmi les multiples mesures étudiées ou mises en application pour tenter de lutter contre l'illettrisme, il est une voie qui n'a été que peu explorée : l'apprentissage précoce de la lecture.
Deux théories s'affrontent en effet en ce qui concerne l'âge à partir duquel peut débuter cet apprentissage :
Il y a ceux qui pensent qu'avant l'âge de 6/7 ans l'enfant ne possède pas la maturité d'esprit nécessaire. Certains psychologues affirment encore aujourd'hui que "pour apprendre à lire l'enfant doit avoir un âge mental d'au moins 6 ans" ( ! ).
D'autres plaident en faveur d'un appre
ntissage plus précoce car - disent-ils - "la capacité intellectuelle d'un jeune individu est immense, et les premières années de la vie, qui vont de la naissance à 6 ans environ, sont cruciales pour l'acquisition des habiletés mentales, et en particulier des habiletés cognitives nécessaires à tout apprentissage".
Or, chaque fois que l'on évoque le problème de l'illettrisme, il n'est question que de "rattrapage" ou de "soutien scolaire". Et dans les multiples débats, colloques, ou rapports, concernant ce véritable fléau, extrêmement rares sont les intervenants qui évoquent clairement la nécessaire anticipation de l'apprentissage de la lecture.
De plus, dans la plupart des cas, les mesures de rattrapage ou de soutien ne sont appliquées, en tous cas en France, qu'à l'école élémentaire (à partir du Cours Préparatoire) ou, ce qui est plus grave, qu'au niveau du collège, c'est-à-dire lorsqu'il est déjà largement trop tard !
Certes, il est toujours souhaitable de tenter de réparer les dégâts, et ceux qui se consacrent à cette noble tâche ont beaucoup de mérite, mais ne vaudrait-il pas mieux essayer de prévenir plutôt que s'efforcer péniblement de guérir ?
Quand, en 1965, parut la pre
mière édition française du livre du Docteur Glenn DOMAN "J'apprends à lire à mon bébé", les réactions furent fort diverses et parfois même violentes.
Certains crièrent au scandale. D'autres, prenant l'auteur pour un plaisantin ou un farfelu, considérèrent l'ouvrage comme une facétie et n'en tinrent pas compte.
Mais une troisième catégorie de personnes - bien rares au début, il faut bien le dire - prirent l'ouvrage au sérieux, l'analysèrent avec attention, et certains même essayèrent la méthode.
Quelle ne fut pas leur surprise de constater que la "Méthode DOMAN" était efficace et qu'un tout jeune enfant (4 ans? 3 ans? avant même?) pouvait parfaitement apprendre à lire, comme il apprend à parler, sans traumatisme, avec facilité et plaisir, sans qu'il soit indispensable d'attendre l'âge fatidique de 6 ans, l'âge de la "grande école".
En fait les travaux de Glenn DOMAN et de son équipe pluridisciplinaire ne faisaient que confirmer les recherches de certains scientifiques, comme le Docteur Paul CHAUCHARD, éminent neuro-physiologiste français, ancien Directeur de recherches à l'Ecole des Hautes Etudes de Paris, lequel, approfondissant les résultats des travaux de PAVLOV, a regroupé et expliqué clairement dans un ouvrage de vulgarisation scientifique paru en 1960 les résultats de 30 ans de recherches sur le développement et le fonctionnement du cerveau humain. Ce merveilleux document - particulièrement lumineux pour la compréhension du fonctionnement de cet extraordinaire organe qu'est le cerveau - est aujourd'hui introuvable, n'a jamais été réédité depuis, et l'éditeur, contacté par nos soins, n'envisage pas de le publier à nouveau. C'est incompréhensible et regrettable car il demeure d'une criante actualité.
On est donc en droit de se demander pourquoi on laisse ainsi dans l'ombre, inexploitées, ces découvertes scientifiques si précieuses pour la diffusion des connaissances ?
On sait de plus maintenant que l'idée de l'apprentissage précoce de la lecture n'est pas nouvelle.
Dans le livre "Apprendre à lire avant de savoir parler", écrit en collaboration avec Rachel COHEN et paru en 1999, l'éminente linguiste suédoise Ragnhild SÖDERBERGH relate sa découverte en 1983, à la Bibliothèque Royale de Stockholm, d'un petit ouvrage imprimé en 1800 (!) par un dénommé Cadmus, lequel proposait déjà d'utiliser des "cartes de lecture" pour enseigner la lecture à de tout jeunes enfants qui commençaient à peine à parler. L'auteur souligne par ailleurs les nombreuses similitudes entre les démarches respectives de Cadmus et de Doman.
Plus de 2 siècles n'ont donc pas suffi pour faire évoluer certains esprits rétrogrades ! Quel gâchis !
En France, quelques pédagogues expérimentèrent sur le terrain la méthode de Glenn DOMAN, en l'adaptant et en la perfectionnant, et en tirèrent un certain nombre d'enseignements.
Rachel COHEN, par exemple, institutrice d'école maternelle dans un quartier populaire de Paris au cours des années 70, mit en application la théorie de l
'apprentissage précoce de la lecture avec les enfants - dont beaucoup ne parlaient pas le français - qui lui étaient confiés.
Elle se rendit alors compte que ces enfants apprenaient à lire en même temps qu'ils apprenaient à parler notre langue.
Intriguée par cette constatation elle poursuivit ses études en Sciences de l'éducation, où les professeurs lui serinaient à longueur de journée que :"Les enfants ne peuvent pas lire avant 6 ans car ils ne sont pas assez matures !" , alors qu'elle s'était rendu compte sur le terrain que cette opinion est entièrement fausse.
Parallèlement, elle put compléter ses recherches à l'Ecole Active Bilingue, Ecole Internationale de Paris, qu'elle dirigea pendant 10 ans, et où elle a accueilli 2000 élèves de 3 à 18 ans, représentant plus de 30 nationalités différentes.
Devenue par la suite Docteur d'Etat en Sciences de l'Education elle exerça à l'Université de Paris-Nord, jusqu'en 1992 , les fonctions d'Ingénieur de Recherche.
Pendant toutes ces années, elle a poursuivi ses actions et ses travaux sur la cognition, ponctués par la publication de nombreux ouvrages, largement diffusés tant en France qu'à l'étranger.
Elle a dédié toute sa vie professionnelle à comprendre et développer les potentialités latentes chez tous les jeunes enfants, sans distinction de milieu socio-économique, nationalité, langue maternelle, dans une perspective permanente de prévention de l'échec scolaire et de l'illettrisme.
Convaincue des immenses possibilités des tout petits, elle a expérimenté avec succès les effets des apprentissages les plus divers : langue seconde, bilinguisme, concepts mathématiques, et surtout découverte du langage écrit avant l'âge de 6 ans.
Toujours en France, parallèlement aux travaux de Rachel COHEN, d'autres chercheurs, entreprirent d'approfondir leurs connaissances de la psychologie de l'enfant et d'étudier les résultats d'une anticipation de l'apprentissage de la lecture.
Jeanine COUGNENC, notamment, elle aussi institutrice dans une école élémentaire du sud de la France, puis directrice d'école maternelle, s'est passionnée pour l'enseignement de la lecture et a mis au point progressivement, et appliqué avec succès, au long de ses 38 ans de carrière, une pédagogie de la lecture originale et particulièrement novatrice, préparant ainsi ses petits élèves à aborder dans les meilleures conditions le Cours Préparatoire (1re année de l'école élémentaire en France).
D'autres encore, comme Françoise BOULANGER, ont également exploré cette voie avec succès. Tirant un certain nombre d'enseignements de ses expériences cette dernière a créé une association, "Le Bonheur de Lire", qui préconise également de faire débuter les enfants dans l'apprentissage de la lecture dès l'âge de 3 ans.
C'est incontestablement grâce à ces pionnières - et sans doute de nombreuses autres, qui ont oeuvré dans l'ombre - que l'acquisition de la lecture et de l'écrit est (enfin!) entrée dans les écoles maternelles françaises.
*Un témoignage significatif :
"Si seulement vous pouviez venir ici l'expliquer à nos amis qui sont en train de nous rebattre les oreilles lorsqu'ils s'apercoivent que nos enfants, Samuel (4 ans) et Stéphania (3 ans) lisent le français et l'anglais.
J'ai commencé tout simplement avec des cartons et des mots de 2cm écrits en rouge pour le français, en noir pour l'anglais. Je leur montre les mots et les lis, depuis seulement quelques semaines, 5mn le matin, 5 mn le soir.
Maintenant ils adorent ça et font une vraie compétition à qui ramassera le bon carton (parmi 14 mots) lorsque je dis par exemple : "On cherche le mot CHIEN".
Samuel, qui a commencé plus tôt, "gagne" souvent et Stephania s'émoustille de ses victoires au lieu d'être jalouse!
Nous parlons 3 langues à la maison par cas de force majeure: papa ne parle pas français, maman ne parle pas allemand et nous avons choisi l'anglais comme langue familiale.
Nous avons adopté Stéphania (en Haiti) il y a 3 mois et elle se fait déjà comprendre en français, allemand, et anglais.
Je ne mélange pas les sessions : c'est soit anglais, soit français, et en général j'alterne : une semaine français, une semaine anglais.
Aujourd'hui Samuel m'a dit: "Maman, je ne sais pas pourquoi mais je devine les nouveaux mots maintenant".
Je lui ai donc expliqué qu'il a compris la logique de la lecture et qu'il sait presque lire maintenant.

J'utilise les mots des cartons pour créer des petites histoires à 4 phrases.
Ils reconnaissent les mots qu'ils connaissent et comprennent déjà, et souvent soit ils devinent, soit ils "lisent/devinent" les mots comme "les/la/du/dans/que, etc".
Mais dès que nous en parlons à nos amis, ils nous disent en effet : "Mais laissez-les donc jouer", et lorsque nous leur répondons qu'à notre avis : "justement, c'est ce qu'ils font" , ils nous regardent avec un air de dire : "Mais de qui vous moquez-vous?".
Mais bon, nous avons toujours nagé à contre courant... Ça paye sur le long terme! "
Danielle
Une chance pour tous ?
Toutes les recherches scientifiques, récentes ou plus anciennes, entreprises sur le développement et le fonctionnement du cerveau humain, aboutissent à la même conclusion : la période optimale pour certains apprentissages fondamentaux (et la lecture en fait partie, tout comme la parole, la marche et, sans doute à un moindre degré, l'écriture et le calcul) se situe entre la naissance et 6 ans (environ).
C'est pendant ces quelques années cruciales que se mettent en place les habiletés mentales spécifiques à l'être humain. Toutes les stimulations verbales concourent alors à la stabilisation des connexions (appelées synapses) entre les neurones situés dans le néocortex cérébral. Plus l'enfant bénéficie de ces stimulations et plus se développe en lui le "processus de compréhension" que l'on appelle plus communément intelligence.
Aussi, puisque dans la plupart des pays dits "civilisés" les multiples réformes mises en place jusqu'à maintenant, pour soit-disant lutter contre l'illettrisme, n'ont pas eu les résultats escomptés, pourquoi ne pas explorer cette voie d'une plus grande précocité dans l'apprentissage de la lecture?
Source : http://pagesperso-orange.fr/range/solutions.htm
vendredi 20 novembre
Elisabeth Kubler-Ross

jeudi 19 novembre
Kriss, l'oreille en coin baladeuse de la Maison de la Radio (Reprise du Billet du 5/06/09)

Kriss (ou Kriss Graffiti, aussi appelée parfois La Kriss) est productrice-animatrice de radio sur France Inter. Cette femme des ondes qui se raconte dans "La sagesse d'une femme de radio", L'oeil neuf/Inter 2005 a vécu six mois sur une île déserte, aux Maldives - « à l'époque où il n'y avait rien : juste un puits, une tente et mon compagnon » a créé et animé une dizaine d'émissions dont Roue libre (1996-1999), Portraits sensibles (2000-2004) et Kriss Crumble (depuis 2005).
C'est en 1969, à vingt ans à peine, que Kriss, de son vrai nom Corinne Gorse (fille du ministre Georges Gorse), commence sa carrière de femme de radio. Elle rencontre Jean Garetto et Pierre Codou, les producteurs de "L'Oreille en coin" (émission culte), qui lui proposent de réaliser des interviews et d'animer les dimanches après midi. Elle y reste 20 ans jusqu'à la fin de l'émission en 1990.
En 1971, toujours sous l'impulsion de Garetto et Codou, Kriss participe à la réflexion sur l'esprit "FIP " et devient la première voix de cette radio, d'un type nouveau pour l'époque, qui propose un programme essentiellement composé de musique, d'informations et de flashs sur l'état de la circulation dans Paris. Ces flashs avaient un ton et un humour qui furent la marque de Kriss.
Son émission "portraits sensibles" sur France Inter (2000 - 2004), fait date dans l'art de l'interview tendre et insolite.Kriss parcourt la France à la recherche de l'insolite, des inconnus qui livrent de savoureuses tranches de vie à son micro. Ensuite elle passe des heures au monta
ge pour fignoler son émission , 90 minutes de travail pour une minute à l'antenne !

"Dans deux minutes, l'antenne. Moment délicat où l'invité se décompose. Ses mains tremblent. Le faire rire. Où ai-je mis ma fiche ? Le distraire. Lui dire deux mots pour qu'il sente que j'ai compris ce qu'il vient défendre. Tenter une question comme on trempe un orteil dans la mer. Faire une gaffe, renverser mon verre, bafouiller, qu'il sache que c'est permis. Essais de voix. je mets mon casque. Mon casque c'est ma maison, mon cocon. J'écoute fort, à l'intérieur du son. J'entends les fêlures de sa voix, son souffle. Tout s'entend, la voix mouillée, la voix qui tremble, celle qui sourit, qui réclame. Les plaintes les plus lointaines sont inscrites dans la voix et les rires de l'enfance. Toutes ces voix qui s'envolent, invisibles et réelles. Est-ce bien raisonnable de déranger un satellite pour nos élucubrations ? Surtout ne jamais se poser cette question avant une émission."

"Ma copine Clafouti Gun et moi, on ne s'est pas connues dans une maison de passe à Bangkok en pratiquant des massages body-body au prince Charles qui, en récompense des services rendus m'aurait obtenu une place à la radio. C'est bien pire! On s'est rencontrées aux Jeannettes. Même qu'elle était chef pisteuse de première classe avec gland de chêne et trois étoiles matutines, alors que je n'étais qu'aide-aide-pisteuse, une feuille de vigne et deux bougies.
Mais surtout, on était malheureuses, très fières d'être malheureuses, culturistes du culte du malheur!!! Et on trouvait ça tout à fait normal. Si vous vous êtes déjà dit en hochant la tête, ne serait-ce qu'une fois, "Boaf, les ennuis ça fait partie de l'existence, c'est notre lot, c'est normal", vous aussi, vous célébrez le Grand Culte du Malheur! Alors je vous donne une recette pour en sortir : Observez les poissons volants."
KRISS "Sur un air de poissons volants" Le Seuil.1981
Insolite :
Kriss, la voix du Mac : http://www.aventure-apple.com/france/audiomac.html
http://www.france-info.com/chroniques-info-tele-2009-11-19-kriss-grafitti-est-partie-371013-81-168.html
CRUMBLE : Emission spéciale d'hommage à Kriss, dimanche 22 novembre 2009 à midi
Ecoutez Kriss :
Quick et Flupke, les débuts de Hergé





mercredi 18 novembre
"La moindre des choses" de Nicolas Philibert
Un documentaire extraordinaire réalisé par Nicolas Philibert.
Au cours de l'été 1995, fidèles à ce qui est désormais devenu une tradition, pensionnaires et soignants de la clinique psychiatrique de La Borde se rassemblent pour préparer la pièce de théâtre qu'ils joueront le 15 août. Au fil des répétitions, le film retrace les hauts et les bas de cette aventure. Mais au-delà du théâtre, il raconte la vie à La Borde, celle de tous les jours, le temps qui passe, les petits riens, la solitude et la fatigue, mais aussi les moments de gaieté, les rires, l'humour dont se parent certains pensionnaires, et l'attention profonde que chacun porte à l'autre.
Nicolas Philibert est né le 10 janvier 1951 à Nancy. Il débute aux côtés de René Allio, comme stagiaire sur Les Camisards (1970), accessoiriste pour Rude Journée pour la reine (1973) et assistant à la mise en scène sur Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère... (1975).
Filmographie : 1978 : La Voix de son maître (avec Gérard Mordillat) 1987 : Trilogie pour un homme seul 1988 : Vas-y Lapébie ! 1988 : Le Come back de Baquet (court-métrage) 1990 : La Ville Louvre 1991 : Patrons 78-91 (version télévisuelle de La Voix de son maître) 1992 : Le Pays des sourds 1995 : Un animal, des animaux 1997 : La Moindre des choses 1999 : Qui sait ? 2000 : Être et avoir 2007 : Retour en Normandie
Alina Reyes
Soleil d'or.
Qui a dormi
À la belle étoile le sait : tout au bout de la nuit,
Quand le ciel, sombre encore, atteint
La fin de son parcours, la fin
De ce trajet recommencé chaque jour qu'est sa vie,
Juste avant
Que ne vienne le déchirer l'aube,
Du profond de son cœur, le désir
De se donner au jour instaure,
Comme un recueillement,
Dans le cœur de la nuit,
Craintif presque, un désir
De silence.
Et le dormeur,
Saisi par quelque secrète chose
Opérant, opérée dans ce vide soudain,
Le dormeur se réveille,
Suspendu aux lèvres du silence
Qui vient lui annoncer la vie.

Nusrat Fateh Ali Khan
Le qawwalî ou quwwalî est un genre musical populaire tant en Inde qu'au Pakistan, lié au soufisme.Il trouve son origine dans l'Inde du xive siècle, son fondateur est Amir Khusrau Dehlavi. Les chants qawwalî se classent en deux groupes : les hamd ou manqabat qui sont des chants dévotionnels dédiés à Allah et les ghazal qui sont des chants profanes qui célèbrent le vin ou l'amour. Un ensemble traditionnel de qawwalî est généralement composé de neuf hommes: deux chanteurs principaux qui jouent de l'harmonium, cinq chanteurs de refrains qui battent la mesure avec leurs mains, un joueur de tablas et un joueur de tambour dholak. Les chansons durent généralement une quinzaine de minutes et sont habituellement arrangées dans le format suivant : la mélodie principale est générée sur des harmoniums, avec généralement des variations improvisées sur ce thème, vient, ensuite, une introduction appelée âlâp, où les chanteurs entonnent différentes notes longues provenant du râga qui sert de soubassement tonique au thème joué, puis, le chanteur principal commence à chanter les vers du poème qui compose les paroles de la chanson, seulement accompagné de l'harmonium. Les mélodies chantées sont improvisées en suivant la structure du râga. Après la première exposition du vers par le chanteur principal, un autre le répète sur une mélodie improvisée différente. Quelques vers, en nombre variable, sont ainsi chantés, de façon à conduire vers le cœur principal de la chanson, la chanson débute alors véritablement, à ce moment-là, les tablâs et le dholak commencent à jouer en rythme, avec les chanteurs de chœur battant leurs mains en rythme et tous les membres de l'ensemble s'associent au chant des vers. Les paroles et les mélodies qui leur sont associées ne sont généralement pas improvisés et sont en fait des chansons traditionnelles très populaires. Durant le cours de la chanson, le chanteur principal et les choristes peuvent improviser une longue mélodie tonale. Le chanteur Nusrat Fateh Ali Khan a popularisé le chant du sargam — les notes du solfège indien — à ce moment de la chanson. La chanson connait une montée du tempo et du pathos, chaque chanteur essayant de se surpasser en termes d'arabesques vocales. Quelques chanteurs exécutent de longues périodes d'improvisations sur le sargam, dialoguant souvent avec un apprenti chanteur. Les chansons finissent habituellement de façon abrupte. Le qawwali est généralement exécuté dans les sanctuaires soufis au Pakistan et en Inde. Le genre a gagné une renommée internationale par l'intermédiaire de son défunt maître pakistanais, Nusrat Fateh Ali Khan. Parmi les autres qawwals célèbres on peut citer les frères Sabri, Faiz Ali Faiz, Aziz Mian, Rizwan-Muazzam, Abida Parveen. Quelques musiciens de rock ont introduit dans certaines de leurs compositions des sonorités qawwalî : Jeff Buckley (dans certaines versions de Dream brother), a invité Nusrat Fateh Ali Khan, ce dernier d'ailleurs très proche de Peter Gabriel.
Lokua Kanza
mardi 17 novembre
Eric Baret
lundi 16 novembre
Stories of the Dogs, Rimbaud électrique
I don’t care about the press
And music magazines
I don’t like teachers
I never read fanzines
I wanna live on the road
I wanna die on stage
Just let me play my guitar
I do the best I can
I don’t care about the press
And music magazines
I don’t like teachers
I never read fanzines
I wanna live on the road
I wanna die on stage
Just let me play my guitar
I do the best I can
Don’t slander my name
Don’t stab me in the back
Don’t tell me what’s good or bad
Let me do what I please
Let me do what I like
Let me up I’m satisfied
Don’t slander my name
Don’t stab me in the back
Don’t tell me what’s good or bad
Let me do what I please
Let me do what I like
Let me up I’m satisfied
dimanche 15 novembre
Micro-crédit solidaire: présentation de Babyloan.org
L'Oeil Ouvert



samedi 14 novembre
Guy Thirion expose chez la Princesse de Kiev


vendredi 13 novembre
Amadou & Mariam: l'Afrique enchantée
Matière à poésie & emerveillement : l'Art de Marie Hermance

>


jeudi 12 novembre
Space Art sur Space Art ( ! )
mercredi 11 novembre
"Walter , retour en résistance" Un film de Gilles Perret.Hommage aux résistants.
Saviez-vous que c'est au Conseil national de la résistance que nous devons l'indépendance de la Presse ou la Sécurité sociale ? "Walter, retour en résistance" sorti le 4 Novembre, est un film important pour nous permettre de nous resituer dans notre histoire collective. Gilles Perret place sa caméra dans les pas de son voisin Walter Bassan, 82 ans, ancien Résistant déporté à Dachau.Comme Stephane Hessel et Raymond Aubrac, il est aujourd’hui trés critique sur les démagogies, injustices et oppressions mises en oeuvre actuellement dans notre pays. Un regard doux et bienveillant, une vivacité toujours présente malgré ses 82 ans, Walter Bassan est un homme qu’on ne leurre pas. Déporté à Dachau suite à ses engagements politiques, il poursuit aujourd’hui son combat : lutter pour sauvegarder les valeurs de la Résistance et les avancées sociales de l’après-guerre, découlant du programme du Conseil national de la résistance (CNR) qui avait rassemblé autour de Jean Moulin toutes les sensibilités politiques du pays, et réunissait les principaux partis et syndicats du pays. Scandalisé par l’appropriation et la réinterprétation que s’en est fait Nicolas Sarkozy, Walter revient sur les valeurs de la Résistance, démantelées par un gouvernement qui s’y réfère honteusement. Le programme du CNR donna naissance à la Sécurité sociale, au système de retraite par répartition, à la nationalisation des secteurs vitaux de l’économie, à la liberté de la presse garantie par l’indépendance de pouvoir financier, etc. Autant d’avancées aujourd’hui rognées par les politiques économiques d'inspiration libérales. Walter, habité d’une sagesse révoltée, poursuit un combat toujours d’actualité : la défense des droits humains et sociaux.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_national_de_la_Résistance
mardi 10 novembre
Jacno par Pierre Mikaïloff

La boozy creed attitude, c’est un peu la « Mitchum attitude », cela consiste à parcourir le monde un verre à la main, comme si la vie n’était rien d’autre qu’un cocktail mondain qui ne prendrait jamais fin. Boozy Creed, c’est aussi le nom d’une chanson en face A du premier simple des Stinky Toys.
Les Stinky Toys, un groupe que je trouvais un peu sage, en dépit du titre de leur premier 45 tours et des frasques que leur attribuait la presse. Dans les interviews, Elli et Jacno déclaraient pourtant boire, à la ville comme à la scène, des hectolitres de Valstar. Mais, sur les photos, ils demeuraient obstinément précieux et glacés, à l’inverse de ces groupes échevelés, plus conformes à une certaine tradition, qui s’affichaient en cuirs râpés et jeans pourris. Courant 1979, les Stinky Toys se séparèrent et je n’entendis plus parler de Jacno jusqu’à l’automne de la même année.
La France d’alors était grise, austère. Elle ressemblait à une mécanique déréglée. Nous avions l’impression de vivre une perpétuelle saison des pluies. Climat de crise, ennui généralisé, c’est le souvenir que je garde des mois qui précédèrent la sortie de ce maxi. La pochette montrait un jeune homme au visage sans expression, dont la main découvrait une petite auto en métal, le fond bleu évoquait l’ennui moderne ; sur le verso, on apprenait que le morceau se nommait Rectangle et qu’il était distribué par Celluloïd.
Le message était clair : nous entrions dans les années quatre-vingts, les mathématiques modernes et la
pétrochimie étaient devenus les piliers de notre civilisation, nos vieux jouets étaient couverts de rouille, il n’était que temps d’affronter la réalité. Les lois de ce monde en crise reposaient sur la science et nous pouvions toujours chercher l’amour, au mieux devrions-nous nous contenter de son ersatz : une romance moderne, brève et sans espoir. Ce disque collait à son époque.
Je suis donc entré dans les années quatre-vingts par hasard, en regardant la télé. Cet après-midi-là, mon attention fut attirée par cette image : celle d’un garçon jouant de la batterie dans un appartement vide (tandis qu’en fond sonore se déroulaient des séquences de synthé). Le clip semblait tourné dans une de ces curieuses tours du 15e arrondissement, futuristes et prétentieuses, si représentatives des aspirations mégalomaniaques de l’urbanisme parisien d’alors. Olivier Assayas était derrière la caméra.
J’ai écouté le début du morceau sans trop savoir quoi en penser, n’arrivant pas à trancher si j’aimais ou pas (je reconnaissais certains des codes mais pas tous). Vers le milieu du morceau, le garçon s’est levé, a ramassé une Rickenbaker et a entamé un riff nonchalant et frimeur. Son attitude était parfaite, un mélange de Pete Townsend et de Keith Richards juvéniles. Au premier abord, il semblait s’agir d’un simple tube électro, d’un « menuet pop » comme l’écrirait plus tard un journaliste (était-ce Yves Adrien ou Alain Pacadis ?), mais bientôt je distinguai le message subliminal, la référence codée, l’élément subversif : la Ricken' fuzzy. Ce même son fuzzy que l’on retrouvait sur les hymnes garage de la compilation Nuggets ou sur les singles sauvages de 77.
Il y avait aussi cette pulsation, celle que l’on trouve sur tous les grands disques, quelle que soit l’époque. Ce rythme flashy qui nous fait immédiatement nous sentir bien, c’est-à-dire nous sentir autre, un peu plus beau, un peu plus fort, un peu plus intelligent. On y entendait pour la première fois ce son que l’on porterait aux nues des années plus tard, en l’affublant de l’étiquette French Touch. Un son qui se caractérise par une utilisation opportune de la technologie disponible, associée à quelques bidouilles électro-acoustique arty (ne sommes-nous pas les enfants légitimes de Pierre Henry ?) afin de produire ce que l’on pourrait appeler de l’archaïsme moderne. Mais la Jacno Touch, c’est aussi cette lutte désespérée pour contrarier la rigueur implacable des machines. Lutte qui passe par une approche dilettante, cultivée et légère, seule façon de parvenir à faire de la musique avec classe.
Je compris plus tard ce qui m’avait troublé en découvrant Rectangle. Ce titre, en jouant avec les genres, rendait d’un coup les contours de mon univers beaucoup plus flous. Qu’est-ce qui était encore du rock et qu’est-ce qui n’en était déjà plus ? Un maxi enregistré par un guitariste issu du Punk, avec un Korg MS 10, une boîte à rythme et un Revox, avait-il encore quelque chose à voir avec le rock ? C’était idiot, mais je ne pouvais m’empêcher de me poser la question. Question qui trouvait sa réponse vers la fin du clip, après que la silhouette de velours noir se fut enfin révélée en guitar-hero de la nouvelle ère glaciaire qui s’annonçait. C’est précisément à ce moment que je compris que la bande son des années 80 avait commencé à défiler.
Je cessai d’écouter le présentateur au sourire convenu. Il aurait pu déclarer avec la même assurance qu’il serait de retour la semaine prochaine ou que Jimmy Carter venait de se tromper de bouton, déclenchant l’apocalypse nucléaire, cela n’avait plus guère d’importance. Et une main anonyme, depuis la régie, pouvait bien envoyer le générique de fin, ce qui comptait maintenant, c’était de trouver l’amour.
Jacno, Maintenant et Toujours "T'es loin, t'es prés"..
lundi 09 novembre
Saint-John Perse "Berceuse"
Berceuse Première-Née - temps de l'oriole,
Première-Née - le mil en fleurs,
Et tant de flûtes aux cuisines...
Mais le chagrin au coeur des Grands
Qui n'ont que filles à leur arc.
S'assembleront les gens de guerre,
Et tant de sciences aux terrasses...
Première-Née, chagrin du peuple,
Les dieux murmurent aux citernes,
Se taisent les femmes aux cuisines.
Gênait les prêtres et leurs filles,
Gênait les gens de chancellerie
Et les calculs de l'astronome:
"Dérangerez-vous l'ordre et le rang?"
Telle est l'erreur à corriger.
Du lait de Reine tôt sevrée,
Au lait d'euphorbe tot vouée,
Ne ferez plus la moue des Grands
Sur le miel et sur le mil,
Sur la sébile des vivants...
L'ânier pleurait sous les lambris,
Oriole en main, cigale en l'autre:
"Mes jolies cages, mes jolies cages,
Et l'eau de neige de mes outres,
Ah! pour qui donc, fille des Grands?"
Fut embaumée, fut lavée d'or,
Mise au tombeau dans les pierres noires:
En lieu d'agaves, de beau temps,
Avec ses cages à grillons
Et le soleil d'ennui des Rois.
S'en fut l'ânier, s'en vint le Roi!
"Qu'on peigne la chambre d'un ton vif
Et la fleur mâle au front des Reines..."
J'ai fait ce rêve, dit l'oriole,
D'un cent de reines en bas âge.
Pleurez, l'ânier, chantez l'oriole,
Les filles closes dans les jarres
Comme cigales dans le miel,
Les flûtes mortes aux cuisines
Et tant de sciences aux terrasses.
N'avait qu'un songe et qu'un chevreau
- Fille et chevreau de même lait -
N'avait l'amour que d'une Vieille.
Ses caleçons d'or furent au Clergé,
Ses guimpes blanches à la Vieille...
Très vieille femme de balcon
Sur sa berceuse de rotin,
Et qui mourra de grand beau temps
Dans le faubourg d'argile verte...
"Chantez, ô Rois, les fils à naître!"
Aux salles blanches comme semoule
Le Scribe range ses pains de terre.
L'ordre reprend dans les grands Livres.
Pour l'oriole et le chevreau,
Voyez le Maître des cuisines.

